Burkina Faso : un diagnostic des freins à l’opérationnalisation de la politique de la formation professionnelle qui tombe à point nommé

24 mai 2016

Les acteurs burkinabè de la formation professionnelle, publics comme privés et de divers secteurs, ont validé le mercredi 11 mai 2016 à Ouagadougou le tableau des freins à la mise en œuvre de la politique de formation professionnelle rénovée, suite à un atelier ouvert par le Secrétaire général du ministère, M. Brice Yogo. Ce tableau a été élaboré conjointement, depuis mars, avec l’équipe du Pôle de Dakar de l’Institut International de Planification de l’Éducation (IIPE/UNESCO) à travers sa Plateforme d’expertise en formation professionnelle (Pefop).

 

Ce processus participatif d’identification et d’analyse des principaux freins a mobilisé pendant deux mois une soixantaine de représentants d’institutions publiques (ministères, agences, programmes nationaux), du secteur privé, des syndicats, des centres de formations, des experts nationaux ainsi que des Partenaires techniques et financiers (PTF).

À partir d’un diagnostic préliminaire basé sur des entretiens spécifiques conduits à la mi-mars avec les responsables des principales structures et organisations concernées, les acteurs burkinabè ont pu croiser leurs perceptions et analyses, à l’occasion d’une semaine d’atelier de type focus-groupe organisée en avril. Ils ont cherché à déterminer les causes directes, celles sous-jacentes et enfin les causes profondes pour chacun des freins identifiés dans le cadre des 5 axes stratégiques prioritaires de la Pefop. Cet exercice a bénéficié de l’affinement de la méthodologie de diagnostic des freins que l’équipe du Pôle de Dakar expérimente dans les autres pays partenaires où le programme d’appui de la Pefop est développé.

Parallèlement au processus de la Pefop, Ouagadougou abritait cette même semaine un atelier de travail des principaux PTF de la formation professionnelle au Burkina. Il s’agissait pour eux de travailler sur leur évaluation prospective en vue d’une nouvelle phase du Programme d’Appui à la Politique Sectorielle d'Enseignement et de Formation Techniques et Professionnels (PAPS/EFTP) soutenu par un consortium de 6 bailleurs de fonds depuis 2012. Ces PTF ont trouvé dans le diagnostic des freins à l’opérationnalisation de la politique rénovée de formation professionnelle, qui leur a été présenté en séance de travail spécifique, un outil tout à fait complémentaire à leur analyse en cours. Ils ont dès lors estimé, avec l’équipe du Pôle de Dakar, opportun de faire converger les différentes analyses en cours afin de mettre à disposition du Burkina Faso un maximum d’outils pour soutenir la rénovation de la politique nationale. Une volonté de synergie pleinement approuvée par le Directeur général de la formation professionnelle du Faso, M. Mounirou Farta, point focal national du programme d’appui de la Pefop et coordonnateur du PAPS/EFTP, qui a rappelé l’importance d’aligner les différents appuis des partenaires en clôturant les travaux.

Cette convergence est essentielle aux yeux de M. Naceur Chraiti, Chef de la Pefop, qui soulignait en conclusion de cette semaine ouagalaise que  « la mobilisation exceptionnelle des acteurs burkinabè, et le très bon accueil de notre démarche par les principaux partenaires du Faso en matière de formation professionnelle, laisse augurer de belles perspectives pour les phases suivantes. L’ancrage dans la stratégie nationale de l’État burkinabé de l’appui de la Pefop au cours des 3 prochaines années est ainsi garanti, ce qui devrait permettre de contribuer réellement et utilement à la mise en œuvre de la politique nationale de formation professionnelle ».